
C'est quand même le sujet chaud du moment. Julien Dray est au vitriol sur le sujet.
Certes en Juillet, cela ne déchaîne pas la population mais c'est plus qu'intriguant.
N'arrivant pas à me faire une idée, j'ai lu la lettre dans le détail et je la trouve tout bonnement HALLUCINANTE de sous entendus, d'images pieuses, d'Epinal même, de bondieuserie du militant de base, de vacherie et surtout, cela donne un effet attendu tellement néfaste. Aie aie aie !
"Le 13 juillet 2OO9 (Le secrétaire ne connaît pas le 0 et l'a remplacé par un O, bizarre)
Monsieur Manuel VALLS (Approche froide, type lettre RAR pour motif de licenciement)
Cher Manuel (Bizarre, après un Monsieur Manuel VALLS),
Monsieur Manuel VALLS (Approche froide, type lettre RAR pour motif de licenciement)
Cher Manuel (Bizarre, après un Monsieur Manuel VALLS),
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti (Tout le monde est d'accord et cela continue, la preuve, wharrfff).
Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c'est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays (Les militants sont perdus aussi).
Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix(Pas facile dans la cacophonie ambiante).
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes (Le "personne ne le conteste", c'est bien la preuve qu'il y a un problème. C'est comme quand un vendeur vous dit honnêtement, méfiez vous).
Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable (Petit appel du pied pour un soutien de Jean Marc Ayrault).
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims, aujourd’hui présentes dans la direction. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal (ENORME !!!, pas crédible).
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés (Après la claque, il valait mieux).
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique (Il était temps).
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti (Pas sûr qu'il n'y ait que le pauvre Manuel. Facile de prendre un bon élève les doigts dans la confiture quand on voit tous les autres qui ont basculé chez Sarko).
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi - qui plus est dans un parti démocratique comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein (Image maternelle et protectrice), d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion (PAPA BONHEUR, BEBE CHANTEUR, MAMAN RALEUR).
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle (Ah bon ?, tout le contraire d'un parti politique, justement, c'est un peu les BISOUNOURS vous parlent de politique).
On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir (Un peu dur pour le pauvre manuel, on pourrait parler de tous les autres, non ? Jack Lang, Kouchner, Besson, ..).
Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser (Là c'est la vacherie, cher Manuel, prends du prozac, tu es complètement déprimé).
Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante »
(Carrément ! mais quel rebelle ce Manuel)
.Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.
(Désignation du mobilisateur négatif, PnL de base)
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. (Le ton est plutôt "Mon Pauvre Manuel", viens resucer le sein maternel..)
Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste (ADIOS).
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe (La discipline n'est pas la police des idées, mais c'est la police du coup de bâton médiatique !).
C’est un moment de vérité. (Dramatisation absolue)
Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir (ULTIMATUM !).
Avec toute mon amitié (Perfide l'amitié, de trop, on n'est pas ami quand on s'envoit des lettres pareilles et la bienséance interdit à une femme d'écrire à un homme avec toute mon amitié, un "dans l'espoir" aurait été plus adéquat ou "Cordialement" ou "on se voit à l'université d'été ?")
Martine AUBRY"
Martine AUBRY"



6 commentaires:
C'est vrai que lue comme ça, la lettre est particulièrement velue...
Bonne fin de semaine
Je pense que comme la rumeur est insistante sur le rapprochement possible de Valls avec Sarkozy, elle a voulu taper du point sur la table et rappeler le gars à l'ordre. Maintenant libre à lui d'aller manger avec les chiens, il sait à quoi s'en tenir !
Quelque soit la forme, j'approuve Aubry dans cette démarche et même si, effectivement, il manque encore beaucoup d'éléments pour que tout soit parfait au PS !
:-))
@Falcon Hill
Velue et poilue, wharfff
@Monsieur Poireau
Tu crois à cette rumeur ?
Dans ce cas là, Martine doit taper aussi fort voire plus sur Jack Lang, Eric Besson, Bernard Kouchner....
@ Falcon
Tu crois que c'est mâle comme lettre ?
Il n'y a que Mâle qui m'aille
D'accord avec Julien Dray
Voir : http://marc.vasseur.over-blog.com/article-33940516.html
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